La Commission européenne a autorisé, conformément au règlement CE sur les concentrations, le projet d'acquisition de l'opérateur espagnol de télécommunications mobiles Amena par l'opérateur de télécommunications français France Télécom (article du 27 juillet 2005).
Elle est parvenue à la conclusion que l'opération n'entraverait pas de manière significative la concurrence effective dans l'Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci.
France Télécom, qui vient par ailleurs de reprendre 100% d’Orange Slovaquie (article du 20 octobre 2005), a déjà financé cet acquisition par une augmentation de capital de 3 milliards d’euros et un emprunt de 2 milliards d’euros (article du 6 octobre 2005).
France Télécom est un opérateur de télécommunications de taille mondiale présent dans divers segments du marché des services de télécommunications. Par l’intermédiaire de sa filiale à 100 % Orange S.A., elle fournit des services de télécommunications mobiles dans plusieurs pays européens; elle n’est toutefois pas présente en Espagne. Amena propose des services de téléphonie mobile uniquement en Espagne.
Il ressort de l'examen de l'opération par la Commission que les activités des parties ne se chevauchent pas au niveau horizontal dans leurs pays respectifs. De plus, l'opération ne donne lieu à aucune préoccupation grave en matière de concurrence verticale sur les marchés de la fourniture de services d'itinérance internationale en gros et de télécommunications fixes et mobiles dans les différents pays où les parties à l’opération exercent des activités.
En ce qui concerne l'intention de France Télécom d'intégrer Amena au sein de FreeMove, l'alliance internationale récemment créée pour la fourniture de services d’itinérance internationale et de services paneuropéens de télécommunications mobiles, la Commission a considéré que, malgré la présence d'un autre opérateur espagnol de téléphonie mobile (Telefónica) au sein de l'alliance, les règles de celle-ci garantissaient le maintien d'une concurrence effective entre Telefónica et Amena à l'issue de l'opération envisagée.