Dans le cadre du contrôle du respect des obligations de Bouygues Telecom au titre de son autorisation UMTS, l'ARCEP a constaté que l'opérateur n'avait pas ouvert la totalité des services 3G prévus par l’autorisation au 30 avril 2007, soit une couverture minimale de 20% de la population.
Bouygues Telecom avait lancé en catimini son réseau 3G à la date limite après avoir bénéficié, comme Orange et SFR, d'un report de 28 mois vis-à-vis des obligations souscrites en 2002 lors de l'attribution de sa licence UMTS (article du 23 mai 2005).
Le troisième opérateur mobile français, avec plus de 8,7 millions de clients (article du 15 mai 2006), impute notamment ce retard au rachat de l’activité 3G de Nortel, l'équipementier choisi par Bouygues Telecom (article du 28 août 2006), par Alcatel-Lucent (article du 3 janvier 2007), qui « a conduit Bouygues Telecom à différer le déploiement des zones confiées à l’origine à Nortel jusqu’à la signature, avec Alcatel-Lucent, d’un avenant au contrat d’origine, intervenue le 15 mars 2007. »
Bouygues Telecom met également en avant le fait qu'afin « d’apporter la meilleure qualité de service possible à ses clients », il « a choisi d’investir dans son réseau 3G avec une densité de sites élevée, ce qui impacte la rapidité du déploiement à investissement égal, »
L 'ARCEP a demandé à Bouygues Telecom de se conformer aux obligations découlant de son arrêté d’autorisation pour le 30 novembre 2007, c'est-à-dire de rendre disponible commercialement les services 3G, dont les services de voix et de données, sur une zone correspondant à 20% de la population. Bouygues Telecom a indiqué qu'il se conformera à cette demande.
Enfin, Bouygues Telecom ajoute dans son communiqué qu'il « déploie le réseau 3G avec la version HSDPA [3G+], plus performante que l'UMTS de première génération et permettant des débits supérieurs à ceux requis par son arrêté d’autorisation. »