Yahoo ! serait-il en passe de détrôner Google outre-Atlantique ? Une enquête d’opinion réalisée à l’initiative de l’institut ACSI, American Customer Satisfaction Index, révèle que l’image du leader des moteurs de recherche est en déperdition auprès des Américains.
Le géant ne recueille en effet que 78% d’indice de satisfaction là où son concurrent atteint 79%. L’écart n’est donc pas démesuré, et il faut sans doute s’attacher à l’évolution des chiffres au fil des ans pour constater qu’au contraire de Google, Yahoo ! a réalisé une jolie progression : le second a gagné 7 points en sept ans et 4 points entre 2006 et 2007, tandis que Google est en chute depuis 2000 et perd 4 points en un an. En cause, selon l’ACSI, l’interface des sites. Google se voit reprocher de n’avoir pas su la faire évoluer. « Pour une société qui a introduit un si grand nombre de nouveaux produits et apporté autant de modifications, le fait que sa page d’accueil ait été si peu modifiée peut en surprendre certains », explique l’un des professeurs de l’Université du Michigan qui a réalisé l’enquête. « Elle est quasiment identique à ce qu’elle était dans les années 1990. »
Mais la véritable surprise vient de l’outsider Ask.com qui talonne Yahoo ! de seulement quelques points grâce à une progression de 6%. Enfin, AOL s’écroule littéralement : moins 9,5%.
C’est la première fois que Google se voit détrôné de la première place dans ce classement mais pour l’heure, ces chiffres ne sont pas significatifs ni de la fréquentation, ni des bénéfices réalisés par les moteurs de recherche. Une étude publiée en avril montre que Google capte 55,2 % des internautes outre-Atlantique quand Yahoo ! ne fidélise que 21,9% d’entre eux. Côté bénéfices, Google assoit largement son leadership en annonçant un chiffre de 925 millions de dollars pour le second semestre 2007 contre 160,6 millions pour Yahoo !
Les résultats de l’enquête menée par l’ACSI sont d’autant moins alarmants pour le groupe Google que ses revenus sont parfaitement équilibrés entre les Etats-Unis et le reste du monde. Au contraire de Yahoo !, qui tire deux tiers de ses revenus de son pays d’origine.