"Lorsque nous avons lancé la Télévision mobile personnelle (TMP) en 2004, nous étions seuls dans le désert. À l'époque tout le monde nous riait au nez", confie-t-on chez Orange. Aujourd'hui, l'opérateur s'amuse de l'effervescence soulevée par l'appel à candidature lancé par le CSA en novembre 2007, et qui s'est terminé mardi. L'objectif ? Développer la télévision sur mobile via la norme européenne du Broadcasting (DVB-H). La TMP est déjà une réalité sur le réseau 3G mais les avantages techniques du DVB-H devraient faciliter la consommation.
En avril, le CSA auditionnera donc les candidats qui convoitent les treize canaux à attribuer. Trente-deux dossiers ont été déposés, dont deux portés par Orange : Orange Sport TV et O'TV, une chaîne généraliste dédiée aux 15-35 ans et conçue spécifiquement pour le mobile. "Les producteurs se bousculent pour proposer leurs contenus, nous avons même eu des propositions outre-Atlantique", révèle Orange.
L'opérateur ne désire pas communiquer quel pourcentage de ses 6,2 millions d'abonnés consomme de la TMP. Mais il se targue de sa condition de "pionnier" qui "[les] distingue des autres concurrents et fait [d'eux] les leaders du marché de la TMP". De son expérience, l'opérateur dit avoir tiré de précieux enseignements quant au public visé et à sa manière de consommer. "Le côté personnel prime sur la mobilité. Nous avons constaté que la moitié de nos clients consomment la TMP chez eux. Ce qu'ils veulent, c'est avant tout leur propre écran."
Parmi les autres prétendants , on trouve le groupe Lagardère Active qui a déposé six demandes de licences, des acteurs de la presse (le quotidien Les Echos associé à L'Équipe ), mais aussi de grands groupes de télévision comme Canal+, TF1 ou M6 qui fourniront l'équivalent des programmes diffusés sur hertzien. D'autres candidats proposent au contraire des contenus spécifiques, comme Mobibase avec One Tv Plus, un bouquet 100 % mobile